L’hypnose connait aujourd’hui un bel essor, et des applications variées – hypnose médicale, street hypnose, hypnose de spectacle, hypno-apprentissage, hypno-coaching, hypnothérapie, …

Naturellement, ces appellations recouvrent des conceptions de l’hypnose et de son utilisation qui peuvent être bien différentes.
Il semble donc utile de définir l’hypnose telle que nous l’employons en consultation, pour dire rapidement ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas et pourquoi c’est une approche pertinente, ou une aide précieuse, dans de nombreux cas.

 

 Quelques généralités, pour commencer…

  • L’hypnose n’est pas un mythe, ni un phénomène plus ou moins « magique » : C’est un état de conscience particulier, différent de votre état de conscience ordinaire (EOC) et différent, bien sûr, du sommeil [1]. 1
  • Tout le monde est capable de développer un état d’hypnose. En effet, changer d’état de conscience est une capacité naturelle du cerveau. D’ailleurs, il vous arrive d’expérimenter spontanément, dans votre vie de tous les jours, des états voisins de la transe hypnotique (ce que Milton Erickson nommait les « common everyday trances » : transes de la vie quotidienne), par exemple lorsque vous êtes tellement focalisé sur une activité que vous en perdez la notion du temps ou du contexte, ou quand, conduisant sur un trajet connu, vous êtes surpris d’arriver à bon port sans avoir porté consciemment attention à votre itinéraire.
  • Plus stables que ces transes du quotidien, les états hypnotiques s’accompagnent d’un certain nombre de phénomènes intéressants [2] qui peuvent être amplifiés et utilisés à bon escient, à des fins thérapeutiques ou de développement personnel.

 

 Comment ça se déroule ?

  • L’hypnothérapeute, bien sûr, s’adapte aux spécificités de chacun pour l’accompagner vers hypnose à son juste rythme. Certains ont une facilité naturelle et y parviennent en quelques instants, d’autres ont besoin d’un peu d’entraînement pour découvrir ou approfondir cette capacité. L’induction hypnotique (qui peut prendre différentes formes) est le moyen de passer ce cap, autrement dit d’apprendre à glisser d’un état (EOC) à l’autre (EMC/hypnose). Plus on pratique l’hypnose (ou l’auto-hypnose), et plus ce passage devient aisé.
  • Une fois en hypnose vous n’êtes pas endormi : vous êtes, notamment, très présent à ce qui se passe en interne, et attentif au rapport avec l’hypnotiseur. En consultation, nous pouvons utiliser des états hypnotiques plus ou moins profonds selon l’effet recherché, et variables dans leurs manifestations. En fonction des besoins vous pourrez travailler assis ou quelquefois debout, yeux fermés ou parfois ouverts, et des gestes ou la parole pourront souvent intervenir.
  • Bien sûr, votre hypnothérapeute vous accompagnera ensuite dans un réveil en douceur : serein, complet et rapide.

 

 Et qu’est-ce qu’on en fait ?

  • En hypnose, vous prenez momentanément une certaine distance avec vos schémas de fonctionnement habituels, ce qui vous permet par exemple de découvrir et de mettre en place des réponses neuves, ou d’accéder à des ressources, apprentissages et processus inconscients pour les actualiser et les mobiliser plus librement.
  • Outre l’accès aux ressources et apprentissages qui est facilité, en hypnose, l’imagination est très active, vous permettant de développer une disposition d’esprit propice et créative, au sein de laquelle vous pourrez, par exemple, examiner une possibilité, dégager plusieurs angles de vue sur une problématique, vous projeter dans une situation, mettre en place des changements et repousser des « barrières » mentales, modifier certaines perceptions, certaines croyances ou certaines habitudes devenues limitantes, …

L’hypnose vous offre donc l’occasion d’agir et de considérer les choses avec plus de souplesse qu’à l’accoutumée, et d’intervenir à des niveaux profonds afin d’influer sur différents processus et conditionnements.

1.  Les progrès des techniques d’imagerie médicale ont permis de montrer que les activations et réponses cérébrales lors d’un état hypnotique étaient bien différentes de celles de l’état de veille (Voir « les mécanismes de l’hypnose » ici), et différentes aussi de celles qui caractérisent le sommeil. On classe l’hypnose dans la catégorie des EMC (Etats Modifiés de Conscience – voir la définition ici). 
2.  Analgésie/anesthésie, suggestibilité, modification des perceptions, du rapport au temps ou à la mémoire, … 

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